Pourquoi le chien coure-t’il toujours après le chat?

Bonjour,

Ci-dessous une petite histoire qui m’a été racontée par Marie-Jeanne une congolaise vivant en Suisse lors de la fête de la callebasse à l’école de Cormanon à Villars-sur-Glâne . Voici donc cette comptine.

Il était une fois le chien et le chat. En ce temps ils étaient amis et se voyaient souvent. C’était une époque dure : la famine s’était installée. La famine c’est quand il n’y a plus rien à manger : fini la viande, fini les légumes, fini les fruits, fini le manioc. Les lézards étaient introuvable, les insectes étaient partis… Le chat et le chien avaient donc tous les deux le ventre vide. Un jour le chat proposa au chien ceci : ” Et si on mangeait nos mères? ”

Le chien lui dit : “Nos mères? Mais tu es fou. C’est elle qui nous ont mis au monde, on ne peut pas les mager.”

Le chat lui répondit : “Mais nos mères sont vieilles. Elle ne vont pas encore vivre longtemps. Nous sommes leurs enfants, elles vont accepter de se sacrifier pour nous. Est-ce que toi tu vois une autre solution pour ne plus avoir faim?”

Le chien continua de refuser. Le jour d’après ils se rencontrent à la croisée des chemins et continuent  la discussion. Le chat continu sur sa proposition. Le chien refuse toujours. Et le jours d’après ils se revoient. Le chat revient à la charge. Jours après jour, le chat répète inlassablement la même idée. Au bout du 9ème jour de jeune, le chien accepte l’idée du chat : il a faim!

Le chat dit alors a son ami : “Merci mon ami. Tu ne le regrettera pas. Je vais monter le chemin pour aller dans ma case. Ensuite je tuerais ma mère. De l’endroit où l’on se trouve, tu verras le sang descendre le long du ruisseau. A ce moment tu pourras aller chez toi pour tuer ta propre mère. Nous nous retrouverons ici pour manger nos mères.”

Le chien acquiesça. Le chat se mit en route. Arrivé près de sa case, il pris des baies et les écrasa dans sa main laissant le jus rouge se répandre dans le ruisseau qui descendait vers le chien. Le chien vit le ruisseau se teinter de rouge. Il alla chez lui et tua sa mère. Le chat pris des cailloux, les emballas dans une feuilles de bananier et les mis à cuire. Le chien découpa sa mère, mis les morceaux dans une feuille de bananier et les mis à cuire. Les deux amis se retrouvèrent au lieu convenu pour festoyer. Le chien mangea sa mère. Le chat pris un morceau, fit semblant de la mordre et le recracha en s’écriant : ” Elle est trop dure, je ne peux pas la manger.” Il jeta son paquet. Le chien donna un morceau de son propre repas au chat qui accepta.

Peu de temps après la famine s’arrêta. Le chien s’en alla trouver son ami le chat. Il était près de la case de celui-ci quand tout à coup il entendit la voie de la mère du chat. Il se demanda s’il était fou. Il entra dans la case. Il vit la mère du chat qui rigolait avec son fils. A ce moment le chien s’écria : “Viens ici, je vais te tuer!”. Le chat fila très vite. Aujourd’hui encore le chien coure toujours après le chat.

Meilleures salutations.

Jean.

Les deux arnaqueurs – partie 2

Bonjour à tous,

Ci-dessous la suite de l’histoire.

Il était une fois deux Bala qui rentraient chez eux. Le Bala de l’ouest rentrait avec un sac de sel et celui de l’est rentrait avec une calebasse de miel.

Arrivé chez luis, le Bala de l’ouest donna le sac à sa première femme et s’exprima en ces termes : “Femme, j’ai bien eu le Bala de l’est. Je lui ai refilé une calebasse de bouse de vache contre un sac plein de sel. Fais moi un bon repas bien salé.” La femme exécuta les instructions de son mari et lui prépara un sublime repas avec de la viande, du fonio et des légumes. Elle mis une bonne dose de sel, qui en fait était de la poussière blanche. Le mari se régalait à l’avance de son festin. C’est en avalant son fonio qu’il sentit les petits cailloux lui gratter le fond de sa gorge. Enervé, il se dirigea vers sa femme et tout d’abord lui flanqua une bonne raclée. Puis quand il fût calmé, il lui demanda des explications. Celle-ci lui dit qu’elle avait trié et lavé le fonio comme à son habitude : “J’ai même enlevé plus de cailloux que d’habitude, le marchand nous a bien eu sur ce coup.” Le Bala de l’ouest s’approcha tremblant de son sel. Il mouilla son doigt, le trempa dans le sac et le mis à la bouche. Il sortit déterminé et en toute hâte de sa maison.

Arrivé chez lui, le Bala de l’est donna la calebasse à sa première femme et s’exprima en ces termes : “Femme, ce Bala de l’ouest est trop naif. Mon sac de poussière, je l’ai échangé contre une calebasse de miel. Femme, fais moi une bonne bouillie avec du miel.” La femme exécuta les instructions de son mari et lui prépara une bonne bouilli de mil avec du bon lait trait directement du zébu. Pour finir, elle mis une bonne dose de miel, qui était en fait de la bouse de vache. Le mari se régalait à l’avance de son festin. C’est en avalant sa mixture qu’il sentit un goût plus fort se dégager : il recracha directement son repas. Etonné, il appella sa femme et lui demanda de nettoyer son rejet. Alors qu’elle s’exécutait, il lui demanda quel était l’ingrédient qu’elle avait mis dans la préparation. Celle-ci lui résuma ses gestes. Il se leva et se dirigea vers la calebasse de miel. Il l’approcha de son nez et, ayant senti, la repoussa. Il pris son bâton et le regard froid sortit de sa demeure.

Chacun des Bala se dirigeaient vers la ville entre l’est et l’ouest… que vas-t’il se passer? La suite au prochain épisode.

Meilleures salutations.

Yacouba Traoré

Photo depuis http://www.mboablog.com/bastos/post/11,bastos/110,qui-suis-je-/16,divas-du-kwat-/102,divas-du-kwat/7289/1.html

Les deux arnaqueurs – partie une

Bonjour à tous,

Ci-dessous une histoire en plusieurs parties. Bonne lecture.

Les deux aranqueurs

Il était une fois deux villages un à l’est et l’autre à l’ouest. Dans le village de l’est et celui de l’ouest se trouvait un homme prénommé Bala. Chacun avait bien profité de son entourage et étaient connus et respectés chez eux. Chaque été le village entre l’est et l’ouest organisait un grand marché. Cette année, les deux Bala décidèrent de se rendre à cette foire.

Dans le village de l’ouest le miel coulait à flot. Le Bala de l’ouest décida donc de vendre du miel. Il prit une calebasse neuve et lui fit un trou. Il remplit la calebasse de bouse de vache et sur la fin remplit avec du miel. Le produit était prêt à être vendu.

Dans le village de l’est le sel se récolte simplement en se baissant. Le Bala de l’est décida donc de vendre du sel. Il prit des pierres blanches et les fit broyer. Il mit cette poudre dans un sac et sur le dessus mit une poignée de sel.

Le jour venu, chaque Bala se déplaça dans le village entre l’est et l’ouest pour y vendre du miel ou du sel. Chacun arrivés dans la ville, il passent la journée à trouver un beau pigeon à détrousser. Mais rien n’y fait. Tout à coup ils se rencontrent. Etant homonymes, la confiance s’installe d’office.

– Alors, que vends-tu?

– Je vends du sel, à l’est nous avons énormément de sel. Et toi que vends-tu?

– Chez nous le miel coule à flot. Je vends donc du miel. Par contre chez nous nous n’avons pas de sel, ce qui me manque bien.

– Chez nous il n’y a pas de miel et ce serait bien que j’en ramène pour nos bouillis matinales.

– Ne pourrions nous pas échanger nos produits.

– Voilà une bonne idée.

L’échange s’effectue dans la confiance la plus totale. Chacun rentre donc à la maison. Arrivé chez eux … la suite au prochain épisode.

Meilleures salutations.

Yacouba Traoré

PS : photo depuis http://www.mboablog.com/elig-edzoa/post/8,elig-edzoa/110,qui-suis-je-/16,divas-du-kwat-/102,divas-du-kwat/7027-le-grand-retour-des-arnaqueurs.html

Le lièvre, la hyène et le lion

Bonjour à tous,

Ci-dessous une histoire que mon ami couturier Adama Abdulaziz Keita m’a raconté. Elle est aussi sur son compte facebook.

Le lièvre, la hyéne et le lion
Il était une fois un lièvre. Ce lièvre discutait avec une chèvre. Il lui raconta qu’il connaissait un bon coin pour pâturer. C’était un endroit très vert et très sûr ou même les prédateurs comme la hyène ne pouvaient pas venir la chasser avec ses cabris.

La chèvre partie donc avec le lièvre et ses enfants pour cette destination magique. Chemin faisant il se mit à pleuvoir. Les cabris n’aimaient pas la pluie. Toute la troupe s’enfila dans un trou. Malheur sur eux, c’était le trou de la hyène. La hyène était là dans son antre et avait grande faim. Tout d’abord il fût surpris de voir cette caravane arriver chez lui. La chèvre ayant peur pour ses enfants interpella la hyène : ” Ce sont mes nouveaux nés, j’aimerais que tu leurs donne un nom à chacun.” La hyène, contente, se retourne pour réfléchir. Alors que la hyène leur tourne le dos, le lièvre fait sortir les caprins du repaire de la hyène. Le prédateur se retourne enfin après une grande réflexion et dit : “Amenez-moi le premier cabris pour que je choisisse son nom”. Mais tout le monde est déjà parti.

Le lièvre conduisait la troupe dans sa fuite. Il suivaient une route quand tout à coup arrive un carrefour. Ils prennent la route qui part sur la gauche sur quelques mètres et ensuite marchent en arrière sur leurs traces. Arrivés au croisement il empruntent alors la route de droite. Ils doivent se dépêcher car la hyène est sur leurs traces. Celle-ci arrive au carrefour et voit les traces qui partent à gauche et à droite. Elle décide donc de mettre ses pattes de gauches sur la route de gauche et celles de droite sur la route de droite. Elle avance et tout à coup son corps commence à se déchirer. Elle avance encore, la voilà partagée en deux.

Le lièvre est allé cacher la chèvre et ses cabris. Il s’en alla parler avec le lion pour lui signaler qu’il avait vu une bonne nourriture aujourd’hui et lui indiqua la position du carrefour ou la hyène se trouvait. Le lion arriva à l’embranchement et vit la hyène gisant séparée en deux. La hyène lui dit : “Mon frère je voulais venir te voir pour te signaler un festin!” Le lion lui répondit : “On me l’a déjà signalé”. Sous les regards moqueurs du lièvre, le lion dévora la hyène. A la fin du repas, le lion n’était pas encore rassasié. Il se mit alors à courir après le lièvre qui détala bien vite.

Depuis ce jour, le lièvre, le lion et la hyène ne s’aiment pas.

Meilleures salutations.
Jean pour Adama

Devinette : sur le pont

Bonjour à tous,

Un très long pont porte 100 kg au maximum. Une personne veut traverse ce pont et fait 80 kg. Elle a deux sacs : 20 kg chacun. Il faut transporter coûte que coûte les 120 kg sur ce pont qui ne supporte que 100 kg. Que faire? Impossible de tirer le sac, impossible de faire flotter le sac dans l’eau. Tout doit passer sur le pont. Aucun sac ne peut rester en arrière, personne ne peut aider la personne.

Alors vous trouvez?

Meilleures salutations

Yacouba