Jeka Baara

Bonjour,

En ce moment pour mon travail, je visite des associations de femmes à Bamako membres de la Marche Mondiale des Femmes. J’aimerais vous en présenter une :

C’est Jeka Baara, elles font de la transformation de céréales, de fruits et légumes ainsi que du karité, provenant tous du Mali.

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai été guidée dans leurs ateliers de production (cf photos). On m’a amené en moto,  c’est dans un coin assez reculé de la ville, sous une montagne. J’ai tout de suite beaucoup aimé le paysage, ses couleurs, cette roche calcaire qui a l’air friable, en fait c’est une roche qui me rappelle la Jordanie.

Jeka-Baara est une association de femmes. Elle a un bureau constitué de sa présidente, sa secrétaire administrative, son comptable et une réceptionniste. C’est aussi un groupe de 53 femmes qui travaillent à la transformations des matières premières. Les bénéfices des ventes sont répartis comme suit : un tiers pour la scolarisation, un tiers pour le fond de roulement, un tiers pour les équipements et l’amortissement. Les femmes sont rémunérées 1000 CFA par jour de travail. Elles se réunissent une fois par semaine et on mis au point une caisse pour faire un fond social et une petite banque pour micro-crédit.

Au Mali, on trouve les produits de Jeka Baara dans les alimentations et cybercafés. Les productrices/transformatrices se déplacent aussi souvent sur les foires et salons nationaux, régionaux et internationaux pour faire la promotion de leurs produits et en assurer la vente. Elles sont d’ailleurs parties dernièrement au Sénégale pour la FIARA 2010 (Foire Internationale de l’agriculture et des ressources animales)

Ci-dessous quelques photos :

Pour finir, j’ai goûté et c’est excellent, les aliments sont parfaitement conditionnés, je compte en ramener quelques exemplaires lors d’une visite en Suisse pour que vous puissiez vous aussi découvrir tout ça (pour ceux que je connais et qui sont en Suisse ).

Mes salutations.

Yasmine

L’agriculture au Mali

Salut à tous,

Apparement l’agriculture au Mali est basé essentiellement sur les petites exploitations agricoles. J’ai souvent entendu le chiffre de 80% des gens employés par l’agriculture. Je tiens tout de même à signaler qu’il n’est pas possible de cultiver toute l’année. Pendant la partie de l’année ou ce n’est pas possible de travailler ils ont une autre activité. Par exemple ils viennent prendre une boutique à Bamako. Si vous êtes intéressé par des chiffres plus précis, il exite un site qui donne des données géographiques sur le Mali : http://www.geognos.com/geo/en/cc/ml.html et sur la Suisse : http://www.geognos.com/geo/en/cc/ch.html

Pour ceux qui veulent plus de précision, j’ai extrait le texte ci-dessous d’un rapport d’atelier :

Situé entre les 10e et 25e degrés de latitude Nord, avec une superficie de 1 241 238 km², le Mali est un pays à vocation essentiellement agro-sylvo-pastorale. La population totale est estimée à environ 12 millions d’habitants dont 80% vivent surtout d’agriculture. Le Mali dispose de 30 millions d’hectares de terres arables sur lesquels 11 millions d’hectares sont occupés par les cultures et les jachères. Le Mali dispose d’un (01) million d’hectares de terres irrigables sur lesquels seulement 80 000 hectares sont aménagés en maîtrise totale et 90 000 hectares en submersion contrôlée. Les principales cultures pratiquées sont : le riz, le coton, le maïs, le sorgho, le mil, l’arachide, le fonio, le vouandzou, le niébé ainsi que quelques plantes à tubercules et à racines.

A côté de l’agriculture, l’elevage constitue une des plus importantes sources de richesses du pays puisque le bétail constitue la troisème source de recettes d’exportation. Les principales espèces animales élevées sont : les bovins, les ovins, les caprins, les asins, les équins et la volaille.

La pêche continentale est pratiquée le long des cours d’eau et dans certains points d’eau importants. Mais les principales pêcheries restent la zone du Delta Central du Niger – qui constitue une véritable mer intérieure en période de crue – le lac de retenue du barrage de Sélingué (409 km²) et celui du barrage de Manantali (480 km²) ainsi que les bassins fluviaux du Sénégal (155 000 km²) et du Niger (300 000 km²).

Du point de vue climatique, le Mali dispose de trois zones très distinctes :

–          La zone saharienne, située au Nord du 17e parallèle, couvre une superficie de 500 000 km². Elle reçoit des précipitations inférieures ou égales à 200 mm par an.

–          La zone sahélienne qui s’étend entre les 15e et 17e parallèle sur une superficie d’environ 200 000 km². La saison des pluies y dure 04 mois ( de juin à septembre) avec des hauteurs moyennes annuelles de pluies variant entre 300 et 500 mm.

–          La zone soudano-guinéenne qui s’étend sur la bande comprise entre les 10e et 15e dégrés de latitude Nord connaît une saison des pluies variant de 5 à 6 mois et des précipitations moyennes annuelles comprises entre 600 et 1200 mm.

Du point de vue hydrographique, le Mali est arrosé par deux des principaux cours d’eau d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit du fleuve Niger qui traverse lepays sur environ 1 800 km et du fleuve Sénégal qui a presque la moitié de son parcours au Mali.

Par ailleurs, l’existence de ce potentiel énorme ne doit pas cacher celle de véritables problèmes de dégradation et de destruction des potentiels naturels. Selon certaines sources, 100 000 hectares de forêtsdisparaissent chaque année. Les prélèvements pour le bois de chauffe et le charbon de bois sont estimés à 5 millions de tonnes par an ; ce qui correspond à l’exploitation de 400 000 hectares. Ce chiffre devrait atteindre et dépasser 7 millions de tonnes en 2010 ; soit 560 000 ha (L. Diakité, 2008)

Comme dans tout autre pays sahélien, le facteur limitant de la production agricole reste l’eau. En effet, l’essentiel de la production agricole est faite pendant l’hivernage. Mais une faible partie de la production est de plus en plus réalisée dans des périmètres irrigués aménagés à la faveur de la construction de grands, moyens ou petits barrages (Barrage de Manantali sur le Bafing, barrage de Sélingué sur le Sankarani, barrage de Markala sur le Niger, seuil de Talo sur le Bani, etc.)

C’est la fin de l’extrait.

Meilleures salutation.

Jean.

PS : la photo vient de ce site : http://www.world-military.net/spip.php?article161

Agriculture durable

Salut à tous,

Je suis tombé sur une revue d’agriculture durable en afrique : l’AGRIDAPE (http://agridape.leisa.info/ ). C’est la branche africaine d’un réseau  plus important réparti dans différentes parties du monde.

Bonne lecture et meilleures salutations.

Jean.

PS : quelques liens supplémentaires sur l’agriculture durable, les OGM, …

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_durable

http://www.agriculture-durable.org/

http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/ogm/notre-travail/caaaq/7principes

http://video.google.com/videoplay?docid=-8723985684378254371# ( film sur Mosanto, diffusé sur Arte , aïe, aïe, aïe, … )

http://www.arte.tv/fr/1912794.html

Recette de la corne de bouse de vache

Bonjour à tous,
J’ai déniché cet article dans le journal “de la foire sous-régionale des semences paysannes de Djimini, Sénégal” édition 2009. Le voici pour vous dans sont intégralité, copié par mes petites mains de moins en moins boudinées.

Début de l’article.

Recette de la bouse de corne

Présentée par Anne-Marie Lavaysse, paysanne en biodynamie en Languedoc-Rousillon ( France )

Cette méthode permet de régénérer la vie dans le sol et d’augmenter sa fertilité. Elle ne doit absolument pas être utilisée avec des engrais et des produits chimiques. Elle ne remplace pas l’apport en compost organique, mais elle peut permettre de le diminuer.
Cette méthode a été mise au point par Rudolphe Steiner, le père de la biodynamie. Anne-Marie l’utilise sur ses terres en France et pense que les paysans africains peuvent l’adapter chez eux. Déjà lors d’un échange au Mali elle avait expliquée cette méthode et un participant à la foire qui l’a expérimenté a constaté et témoigné de son impact positif sur ses parcelles.
Le procédé est simple.
Le paysan ou la paysanne doit chercher des cornes de vache ayant déjà eu au moins un petit, preuve de leur fertilité. Les cornes doivent êtres vidées de leur contenu ce qui est possible en les faisant bouillir.
Ensuite les cornes doivent être remplies de bouse de vache fraîche également issues d’une vache ayant eu au moins un petit.
A l’aide d’un bâton, il faut remplir les cornes avec le maximum de bouse en tassant bien. Il faut ensuite faire un trou dans le sol, à 20 cm de la surface et poser les cornes bien à plat pour que l’eau ne pénètre pas. Il faut faire cette opération en fin de journée, le soir. Anne-Marie conseille de faire cette action 15 jours avant l’hivernage. Il ne faut pas oublier de marquer l’endroit avec un bâton pour pouvoir venir déterrer les cornes en fin d’hivernage.
A ce moment-là, il faut vider le contenu de la corne et mettre la poudre noire ainsi obtenue dans un pot en terre de type canari et les garder dans la chambre.
La 2ème phase de préparation consiste à utiliser deux grosses poignées de cette poudre noire dans 60 litres d’eau. Il faut ensuite dynamiser pendant une heure c’est à dire tourner l’eau à l’aide d’un bâton dans un sens, créer un vortex, laisser tourbillonner et reprendre dans le sens inverse. Cette action est à répéter pendant 1 heure.
Quand la préparation est dynamisée, il suffit de prendre du branchage ou un balai pour répandre des gouttes sur les terres choisies. Il n’est pas nécessaire de mettre une grande quantité sur le sol. La quantité de 60 litres correspond à une surface de 0,5 à 1 hectare environ. L’opération d’application est à faire en soirée également quand la lumière du soleil est moins forte.

Fin de l’article.

🙂

Meilleures salutations.
Jean.

PS : quelques liens vers la biodynamique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biodynamique

http://charlatans.info/agriculture-biodynamique.php

http://www.inti.be/ecotopie/biodyn.html

http://www.biodyvin.com/

http://www.aubier.com/fr/offrferm.htm