Tempo Bamako

Archive for janvier, 2010

Le ROPPA

Bonjour à tous,
C’est en écrivant le descriptif d’une mission future que j’ai trouvé ce texte décrivant le ROPPA et vous le transmet.

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Le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) né à Cotonou le 6 juin 2000 représentent l’étape la plus avancée d’une dynamique de construction d’un mouvement paysan autonome dont les prémices ont été annoncées au début des années 90 avec les initiatives « paysans sans frontières » et la mise en place de la plate-forme paysanne du Sahel. La naissance du ROPPA a été justifiée par ses fondateurs par la nécessité pour les producteurs agricoles de s’unir aux échelles nationale et régionale pour faire face au délaissement du secteur agricole et des exploitations familiales par les politiques d’ajustements structurels, leur insertion brutale dans un système concurrentiel mondialisé, au recentrage du rôle de l’Etat sur des activités régaliennes et aux progrès dans la décentralisation et l’intégration régionale.

Le ROPPA s’est ainsi positionné très tôt comme l’outil des exploitants agricoles familiaux dont le maniement devait reposer, entre autres sur la solidarité paysanne, qui donne une place à chacun en associant toutes les catégories socioprofessionnelles de tous les pays d’Afrique de l’Ouest.

Le ROPPA se veut être pour la majorité des paysannes et paysans d’Afrique de l’Ouest, un porte-voix dont la mission est de « favoriser le développement des exploitations familiales et de l’agriculture paysanne tout en maîtrisant les politiques liées à la libéralisation des économies nationales et à la mondialisation des échanges commerciaux ».

Pour réaliser sa mission, le ROPPA s’est fixé un certain nombre d’objectifs qui constituent l’ossature de son programme d’intervention depuis sa création en 2000. Il s’agit pour le ROPPA, de :

i)                     Participer à la création d’un environnement favorable et irréversible à la  structuration libre et crédible des OPPA tant au niveau national que régional

ii)                   Renforcer les capacités de ses membres à comprendre la situation des OP et à agir par eux-mêmes et avec les autres pour améliorer durablement les conditions de vie dans les zones rurales,

iii)                  Être un espace pour des actions consensuelles de plaidoyer et de lobbying pour des politiques nationales, régionales et internationales en faveur du bien-être des exploitations familiales agricoles ; en faisant des propositions aux décideurs et aux partenaires relativement aux orientations, priorités, programmes et actions qui permettent à l’agriculture ouest africaine de relever les défis de la sécurité alimentaire durable,

Ainsi, au-delà d’être un simple porte-voix, le ROPPA devrait également être :

  • Un cadre d’échange d’expériences et de solidarité interafricaine, homogène dans sa composition sociologique et professionnelle, ouvert à tous les pays de l’Afrique de l’Ouest, géré de manière transparente et où les décisions se prennent par consensus
  • Un mouvement paysan représentatif i) de Promotion et de défense des valeurs d’une agriculture familiale dynamique bien intégrée dans les économies nationale, régionale et mondiale; ii) d’appui à la concertation et à la structuration des organisations paysannes et de producteurs agricoles dans chaque pays ; iii) de formation et d’information des organisations socioprofessionnelles agricoles à partir des expériences de ses membres et de celles d’autres acteurs de développement ; iv) de représentation des organisations paysannes et de producteurs agricoles aux niveaux sous-régional, régional et international et ; v) œuvrant pour la promotion et la solidarité dans l’intégration socioéconomique en Afrique de l’Ouest.

Pour réaliser sa mission, atteindre ses objectifs et mettre en œuvre son programme, le ROPPA a dû développer une approche itérative et participative favorisant l’adhésion de ses membres d’une part et assurer la légitimité du discours qu’il porte. Ainsi, sur les grandes questions de politique agricole régionale, de la libéralisation et de la mondialisation des échanges commerciaux ainsi que celles plus transversales concernant les filières ou les services aux exploitations familiales, le ROPPA s’est toujours évertué à développer des arguments solides reflétant la position de la diversité d’organisations paysannes professionnelles qui la composent.
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Meilleures salutations.
Jean.

Les mouches

Bonjour à tous,

Nous avons de multiples locataires dans notre maison : les termites, les fourmis, les salamandres, … Tous les jours à l’heure du repas certains de ces individus nous rendent visite, attirés par notre repas. Contraint et forcé nous partageons donc notre pitance. Les premières à attaquer sont les mouches : petites, rapides et qui piquent en plus. Elles ont tout de la sale bête. Pour notre bonheur, celles-ci sont la proie des oiseaux et des lézards. Ainsi après s’être rempli l’estomac alors qu’elle s’éloignent du lieu du repas et qu’elles s’apprêtent à faire leur sieste, les mouches se font gober par de magnifiques petits rouge-gorges et des gros lézards. Les lézards sont très actifs, mangent beaucoup et font des petites boulettes de « caca » tout noir certainement très riche en nutriment pour les plantes, mais ceci reste à prouver …
Bon appétit et meilleures salutations.
Jean.
PS : ici un petit jeu qui peut vous détendre : http://www.majman.net/flyswatter/

L’agriculture au Mali

Salut à tous,

Apparement l’agriculture au Mali est basé essentiellement sur les petites exploitations agricoles. J’ai souvent entendu le chiffre de 80% des gens employés par l’agriculture. Je tiens tout de même à signaler qu’il n’est pas possible de cultiver toute l’année. Pendant la partie de l’année ou ce n’est pas possible de travailler ils ont une autre activité. Par exemple ils viennent prendre une boutique à Bamako. Si vous êtes intéressé par des chiffres plus précis, il exite un site qui donne des données géographiques sur le Mali : http://www.geognos.com/geo/en/cc/ml.html et sur la Suisse : http://www.geognos.com/geo/en/cc/ch.html

Pour ceux qui veulent plus de précision, j’ai extrait le texte ci-dessous d’un rapport d’atelier :

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Situé entre les 10e et 25e degrés de latitude Nord, avec une superficie de 1 241 238 km², le Mali est un pays à vocation essentiellement agro-sylvo-pastorale. La population totale est estimée à environ 12 millions d’habitants dont 80% vivent surtout d’agriculture. Le Mali dispose de 30 millions d’hectares de terres arables sur lesquels 11 millions d’hectares sont occupés par les cultures et les jachères. Le Mali dispose d’un (01) million d’hectares de terres irrigables sur lesquels seulement 80 000 hectares sont aménagés en maîtrise totale et 90 000 hectares en submersion contrôlée. Les principales cultures pratiquées sont : le riz, le coton, le maïs, le sorgho, le mil, l’arachide, le fonio, le vouandzou, le niébé ainsi que quelques plantes à tubercules et à racines.

A côté de l’agriculture, l’elevage constitue une des plus importantes sources de richesses du pays puisque le bétail constitue la troisème source de recettes d’exportation. Les principales espèces animales élevées sont : les bovins, les ovins, les caprins, les asins, les équins et la volaille.

La pêche continentale est pratiquée le long des cours d’eau et dans certains points d’eau importants. Mais les principales pêcheries restent la zone du Delta Central du Niger – qui constitue une véritable mer intérieure en période de crue – le lac de retenue du barrage de Sélingué (409 km²) et celui du barrage de Manantali (480 km²) ainsi que les bassins fluviaux du Sénégal (155 000 km²) et du Niger (300 000 km²).

Du point de vue climatique, le Mali dispose de trois zones très distinctes :

-          La zone saharienne, située au Nord du 17e parallèle, couvre une superficie de 500 000 km². Elle reçoit des précipitations inférieures ou égales à 200 mm par an.

-          La zone sahélienne qui s’étend entre les 15e et 17e parallèle sur une superficie d’environ 200 000 km². La saison des pluies y dure 04 mois ( de juin à septembre) avec des hauteurs moyennes annuelles de pluies variant entre 300 et 500 mm.

-          La zone soudano-guinéenne qui s’étend sur la bande comprise entre les 10e et 15e dégrés de latitude Nord connaît une saison des pluies variant de 5 à 6 mois et des précipitations moyennes annuelles comprises entre 600 et 1200 mm.

Du point de vue hydrographique, le Mali est arrosé par deux des principaux cours d’eau d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit du fleuve Niger qui traverse lepays sur environ 1 800 km et du fleuve Sénégal qui a presque la moitié de son parcours au Mali.

Par ailleurs, l’existence de ce potentiel énorme ne doit pas cacher celle de véritables problèmes de dégradation et de destruction des potentiels naturels. Selon certaines sources, 100 000 hectares de forêtsdisparaissent chaque année. Les prélèvements pour le bois de chauffe et le charbon de bois sont estimés à 5 millions de tonnes par an ; ce qui correspond à l’exploitation de 400 000 hectares. Ce chiffre devrait atteindre et dépasser 7 millions de tonnes en 2010 ; soit 560 000 ha (L. Diakité, 2008)

Comme dans tout autre pays sahélien, le facteur limitant de la production agricole reste l’eau. En effet, l’essentiel de la production agricole est faite pendant l’hivernage. Mais une faible partie de la production est de plus en plus réalisée dans des périmètres irrigués aménagés à la faveur de la construction de grands, moyens ou petits barrages (Barrage de Manantali sur le Bafing, barrage de Sélingué sur le Sankarani, barrage de Markala sur le Niger, seuil de Talo sur le Bani, etc.)

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C’est la fin de l’extrait.

Meilleures salutation.

Jean.

PS : la photo vient de ce site : http://www.world-military.net/spip.php?article161

Agriculture durable

Salut à tous,

Je suis tombé sur une revue d’agriculture durable en afrique : l’AGRIDAPE (http://agridape.leisa.info/ ). C’est la branche africaine d’un réseau  plus important réparti dans différentes parties du monde.

Bonne lecture et meilleures salutations.

Jean.

PS : quelques liens supplémentaires sur l’agriculture durable, les OGM, …

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_durable

http://www.agriculture-durable.org/

http://www.greenpeace.org/canada/fr/campagnes/ogm/notre-travail/caaaq/7principes

http://video.google.com/videoplay?docid=-8723985684378254371# ( film sur Mosanto, diffusé sur Arte , aïe, aïe, aïe, … )

http://www.arte.tv/fr/1912794.html

Google earth

Salut à tous,

Au début de notre séjour, on se posait la question de que proposer aux gens pour faire connaissance.  Comme nous avions un ordinateur et l’internet, j’ai commencé par demander aux gens qui nous entouraient quel était leur village d’origine. Ensuite avec ce magnifique logiciel gratuit qu’est google earth ( téléchargeable à l’adresse : http://earth.google.com/intl/fr/ ) , j’ai pu localiser et leur montrer des photos aériennes de leur village. Ensuite on est allé se promener souvent à Paris et un peu moins à New-York. C’était très sympa.

Dernièrement j’ai découvert qu’il y avait aussi un « pluggin » pour les navigateurs web ( téléchargeable ici : http://code.google.com/intl/fr/apis/earth/) . Je l’ai installé et c’est avec cet outil que j’ai pris une capture d’écran du site : http://www.earthki.com/haiti-earthquake/ . C’est cette image que j’ai repris au début de cet article : ils utilisent cette technologies pour visionner divers éléments du séisme d’Haiti.

Pour ceux qui ont le temps de tester, bon test…

Meilleures salutations.

Jean.

PS : quelques liens au sujet de google earth

http://mappemonde.mgm.fr/num7/internet/int05301.html

http://www.webrankinfo.com/actualites/200702-fichiers-kml.htm

http://www.google.com/gadgets/directory?synd=earth&cat=featured

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